Gonzalo Correa est un improvisateur. Sa main, son feutre, ou son pinceau, s’engagent et l’engagent à la découverte de ses « champs dormants ». Une forme naît et devient une image instable qui, de transformation en transformation, prend corps ou récit. Le plaisir de la surprise éveille l’étonnement et l’émerveillement, ceux de l’enfance. Il invite à se prendre à ce jeu et offre des chemins à notre propre quête spirituelle ou émotionnelle, dans notre propre mémoire sensorielle ou affective.
Les noirs sont peuplés de blancheur, les traits s’enroulent, les lignes se fuient, l’ombre se gomme. Une forme convoque une autre, y adhère, la prolonge en résonance.
L’introspection déborde et transforme l’art graphique en jeu. Il y a là l’histoire de Gonzalo Correa.
Alors,Il nous offre d’entrer, complices, dans une immersion fantasmagorique.
Nos yeux cherchent les détails cachés, devinent les mystères, notre imagination retrouve nos songes.
Les formes végétales se fondent en silhouettes animales ou lithiques ou pariétales où le peintre soupçonne l’absence.
De l’acte improvisateur jaillit l’évidence : se perdre pour se trouver.
Dessins : Gonzalo Correa
Texte : Marie Francoise Govin
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